Les artisans n’ont pas besoin d’un autre Trello.
Quand on visite une PME artisanale, on tombe toujours sur le même tableau : un logiciel de devis qui ne parle pas à la compta, une boîte mail saturée, un Excel partagé qui sert de vérité. Personne n’est en cause — les outils existants sont taillés pour des SaaS de bureau, pas pour des entreprises où le patron est sur le terrain dès 7 heures.
On a fait l’inverse. On a passé six mois à suivre des chefs d’entreprise dans leur camionnette, chez leurs clients, dans leurs réunions cabinet. Ce qui en sort : une plateforme qui parle au volant, qui scelle les pièces, et qui livre au comptable un ZIP propre une fois par mois.
Le sérieux fiscal n’est pas négociable.
Asaf est conçu comme un coffre‑fort. Chaque facture est figée à l’émission, hashée en SHA‑256, chaînée à la précédente, et stockée sur Neon EU et S3 EU avec sauvegardes chez OVHcloud Roubaix. Aucune donnée ne quitte l’Union européenne, aucune écriture n’échappe à l’audit, aucun export ne se fait sans signature.
On le doit aux dirigeants qui nous confient leur exercice. On le doit aux experts‑comptables qui valident nos écritures. Et, accessoirement, on le doit à l’administration française qui nous a délivré la candidature PDP en novembre 2025.
L’IA n’est pas un gadget. C’est une libération.
Quand on dicte un devis sur le terrain au lieu de le taper le soir, ce n’est pas du gadget : c’est trente minutes par jour, multipliées par cinq jours, multipliées par quarante semaines. C’est cent heures par an rendues à la famille, au métier, au repos.
Notre boulot, c’est que cette technologie ne se voie pas. Qu’elle disparaisse derrière le geste artisanal. Qu’on n’ait pas à comprendre Gemini Vision pour scanner une facture fournisseur. C’est pour ça qu’on aime travailler ici.
— L’équipe Asaf, Lanester, mars 2026